En ce samedi 11 juin, 32 gogos s’étaient donnés RV pour notre week-end club en Forêt d’Orient.

Sur le départ : Jérôme, Florence, Alice, Alain, Françoise, Dominique, Brigitte, Jacqueline 1, Magalie, Gérard, Jacqueline 2, François, Cathy, Jean-Michel, Marie-Carmen, Josette, Marlyse, Didier, Patricia, Patrick, Marie-Odile, Sébastien, Carole, Ingrid, Hervé, Laurence, Catherine alias Katarina, Isabelle 1, Karen, Agathe, Stéphane et Timothée.

GRAND SOLEIL en vue ! Les gogos s’activent de bon matin pour être présents à UNIENVILLE à 10h pour le début de ce magnifique week-end « en famille ».

C’est au nombre de 26 que nous débutons la journée pour une belle randonnée de 12 km. Le parcours nous permet de rejoindre la base de loisirs de DIENVILLE où les gogos qui le souhaitaient, pouvaient s’arrêter au bout de 8 km.

Des méandres de l’Aube au lac Amance…

Ouvert aux activités motorisées (bateau à moteur, ski nautique, jet-ski) , le lac d’Amance et notamment le Port de Dienville, font le bonheur de tous : plaisanciers, pêcheurs, touristes, sportifs, etc.

Quel bonheur d’aller en bateau pique-niquer sur l’île aux Carpes ou sur l’île aux Oiseaux, équipées, chacune, d’un ponton permettant d’y accoster.

Surveillée en juillet-août, la plage est particulièrement appréciée des familles. D’autant que la station nautique propose de nombreuses activités de plein air aux enfants : frisbee-golf, jeux, skate-park, terrain multisports, Beach-soccer…

Quant au village d’Unienville, il est blotti au creux des méandres de la rivière Aube.

Source : Département de l’Aube

10h tapantes : Les caquettes en tout genre sont de sorties, la crème solaire également. Il fait déjà bien chaud au départ de notre parcours. Le soleil brille sur nos têtes et dans nos cœurs. Trop contents de se retrouver par ce magnifique temps pour découvrir cette belle région.

A midi, nous pique-niquons à l’ombre sur la base de DIENVILLE.  Nous pouvons même nous offrir une petite boisson bien fraiche, grâce une buvette à proximité ! Le grand luxe ! :-) 4 gogos décident de profiter d’un moment de quiétude à proximité de la plage pendant que le reste du groupe repart pour terminer le parcours (4km à pied, ça use, ça use !.. ☺☺☺ …mais ça n’use pas la langue des gogos ! )

En chemin, nous nous arrêtons pour découvrir la magnifique église SAINT QUENTIN DE DIENVILLE, non sans avoir admiré au préalable, près du port, la chapelle du Tertre.

L’église Saint-Quentin de Dienville a été construite en trois phases. La première (vers 1500) concerne le chœur et deux travées de la nef. Les deux travées occidentales ont été édifiées par la suite, de 1558 à 1575. C’est une église-halle avec une nef à trois vaisseaux de quatre travées ; elle se termine par une abside pentagonale. L'église a été terminée en 1784 avec la construction d'un clocher-tour surmonté d'un toit à l'impériale. L'édifice connut deux restaurations importantes : en 1873, et plus récemment en 1998-2000.

De retour à UNIENVILLE, nous profitons d’un moment au bord de l’eau pendant que Jean-Michel va récupérer nos compères à DIENVILLE. Certains en profitent pour se raffraichir. Un petit bain de pied, ca ne fait pas de mal ! 😊

Nous filons ensuite à BRIENNE LE CHÂTEAU. Nous y retrouvons, Marie-Odile et Patrick ainsi que François et Cathy.

Un petit groupe se rend au musée NAPOLEON, pendant qu’un autre groupe profite d’une visite guidée de la ville avec Elisabeth, guide de l’office du tourisme.

Situé dans l’ancienne école royale militaire, le musée Napoléon a été créé pour rendre hommage à l’illustre élève, passé en ces lieux.

Inauguré en 1969 autour de 3 salles traitant de la scolarité briennoise de Bonaparte et de la Campagne de France, le musée n’a subi que peu d’évolution jusqu’au milieu des années 90. C’est en 1995, que grâce au legs de Monsieur Devinot, trois nouvelles salles voient le jour : une dédiée aux œuvres léguées par ce dernier, une salle consacrée à la période de la Restauration et une à la légende napoléonienne. C’est à cette période également que l’accueil-billetterie s’installe dans la chapelle des Carmélites. Dans les années 2000, l’agrandissement et la rénovation du musée Napoléon ont été envisagés. Outre la vétusté d’une partie des installations, le musée ne répondait plus à la demande du public, de plus en plus exigeant. Après presque deux années de travaux, le musée Napoléon a rouvert en janvier 2018 avec un nouvel accueil, une scénographie moderne et des thématiques renouvelées.

Pendant que Dominique et le groupe 1 découvre le musée. Le groupe 2 part à la conquête de Brienne-le-Château avec Elisabeth.

Brienne-le-Château, remarquable par son château du 18e siècle, est une ville chargée d'Histoire. Elle a accueilli deux empereurs parmi lesquels Napoléon Ier. En plein essor au 18e siècle, elle est ravagée par deux terribles incendies en 1814 et 1940. Les stigmates en ont considérablement modifié l'apparence.

L'ancienne École Royale Militaire : C’est en 1776 qu’est fondée l’une des 12 écoles royales militaires destinées à former les enfants de la noblesse aux métiers des armes. Il ne reste aujourd’hui qu’un seul bâtiment de cette ancienne école qui abrite depuis 1969 le Musée Napoléon. L’empereur est venu par trois fois sur les terres briennoises. Il arrive à Brienne en 1779, à peine âgé de dix ans, pour y étudier en tant que boursier du roi pendant 5 ans. Puis en 1805, sur la route qui le mène en Italie, il fait le détour pour revoir les lieux de son enfance. Enfin, en 1814, lors de la campagne de France, l’enfant corse de Brienne mènera bataille dans la ville le 29 janvier.

La halle : Depuis 1270, dès les premiers Comtes de Brienne, l’existence de la halle a toujours été mentionnée dans les écrits. Cet édifice est composé de vieux piliers en bois qui supportent une vaste toiture. La halle a très certainement changé de place au fil des siècles et vers 1760, les Seigneurs de Brienne décident de détruire les habitations qui l’entourent afin d’en faciliter l’accès. Après le commerce de grains, la halle accueille toujours le marché le jeudi matin.

Le château : Remplaçant l’ancienne demeure féodale, l’édifice qui domine la ville est construit de 1770 à 1778 sous l’impulsion de Louis-Marie-Athanase de Loménie, Comte de Brienne. Le « petit Versailles de l’Aube », de sobre apparence, caractérisé par des lignes droites et pures, reste majestueux. Napoléon 1er y passe la nuit du 3 au 4 avril 1805 et y installe son quartier général en 1814. En 1933, à l’effondrement financier du dernier propriétaire, le mobilier, la bibliothèque et les œuvres d’art sont dispersés et le château laissé à l’abandon. Acheté en 1955 par le Conseil général de l’Aube, il est aménagé en centre psychothérapique.

La rue du pont : Ancien accès principal au château, le pont a donné son nom à l’une des plus vieilles rues de la ville. Cette rue, épargnée par l’incendie de 1940, conserve une architecture champenoise typique à pans de bois et était encore au milieu du XXe siècle un lieu animé avec des cafés, restaurants… Elle est aujourd’hui l’un des lieux les plus authentiques de Brienne-le-Château.

Le campanile et la maison de retraite : De 1775 à 1782 est édifié le bâtiment oriental, servant d’hôpital à la place de la modeste maison où Louise de Loménie avait établi la Confrérie des Dames de la Charité en 1653. Au XIXe siècle est créée l’aile occidentale où sont aménagés des lits supplémentaires et où sera plus tard installée l’école des filles. Cet édifice est par la suite devenu une maison de retraite. Sur le campanile qui proviendrait de l’abbaye de Basse-Fontaine, est inscrite la mention « Hôpital de la Charité ». Le fronton sculpté est de style Louis XVI.

L'église St-Pierre-et-St-Paul : L’église St-Pierre-et-St-Paul a évolué selon les époques. Elle porte des traces de construction du XIIe siècle, la nef est du XIVe, et le chœur du XVIe. Le style est majoritairement gothique et gothique flamboyant. Surmontée d’une tour élevée à la place d’un clocher, celle-ci d’une hauteur d’environ 33 m, date de 1790. Au vu des usages de l’époque, son âge lorsqu’il était élève à Brienne et l’éducation religieuse dispensée aux élèves du collège, Napoléon y a probablement fait sa première communion. Elle est dotée de vitraux remarquables, notamment le martyr de Ste-Agathe et l’arche de Noé, réalisés en grisaille champenoise. Avant 1914, le chevet est entouré du cimetière. En 1940, l’église est partiellement détruite par un incendie.

L'hôtel de ville et la statue de Bonaparte :

  • Napoléon 1er rédige son testament en avril 1821 et lègue 1 200 000 francs-or à la ville de Brienne. Sous Napoléon III, en 1856, ses dispositions testamentaires sont exécutées. L’héritage finalement réduit à 400 000 francs-or, sera utilisé pour reconstruire en partie la ville détruite après les combats de 1814, notamment l’église, et pour édifier l’Hôtel de Ville et la statue représentant Bonaparte, qui trône sur la place. Le fronton de l’édifice arbore en lieu et place de la devise républicaine française le portrait de Napoléon 1er, représenté à la façon des empereurs romains qu’il admirait tant, coiffé d’une couronne de lauriers, entouré de deux Victoires et surmonté de l’aigle impérial.
  • La statue de Louis Rochet représente Bonaparte à 15 ans, élève à l’école militaire. Il tient dans sa main gauche son livre favori, « La vie des Hommes illustres » de Plutarque. Sa main droite est glissée dans l’échancrure de son gilet d’écolier. Cette attitude est devenue caractéristique des représentations de l’Empereur. Le socle de la statue est posé sur un piédestal richement décoré, rehaussé de 4 aigles sculptés sur chaque coin. Trois des faces du socle sont ornées respectivement par les Armes Impériales, le Code Civil et la Balance. A l’avant de la statue, une face comporte une inscription qui témoigne de l’attachement singulier de Napoléon 1er à la ville de Brienne : « Pour ma pensée Brienne est ma patrie, c’est là que j’ai ressenti les premières impressions de l’homme.»

La statue du Maréchal Valée : Né à Brienne-le-Château en 1773, Sylvain-Charles Valée intègre également l’école militaire de Brienne en 1781. Il se distingue par ses faits d’armes, gravit rapidement les échelons militaires et Napoléon le fait Comte d’Empire en 1814. Il est par la suite chargé d’un vaste plan d’amélioration de l’artillerie et va notamment révolutionner le système des canons. À la suite de la prise de Constantine, il est nommé Gouverneur d’Algérie en 1837. Une statue est érigée à sa gloire et sera déplacée à Brienne en 1964, sur la Place de la République. Cette statue de 3 m de haut est l’œuvre du sculpteur Gustave Crauk. Le Maréchal Valée meurt en 1846 et est inhumé aux Invalides. Son nom est gravé sous l’arc de Triomphe.

Le buste de Bonvalot : Gabriel Bonvalot est né à Epagne, à proximité de Brienne, en 1853. Explorateur, il parcourt l’Europe, l’Asie, la Sibérie, les Indes et le Tibet. Il fait, au fil de ses voyages, d’importantes découvertes scientifiques et botaniques qu’il transcrit dans de nombreux ouvrages. En 1894, il fonde et anime le Comité Dupleix dont le but est de faire connaître les colonies. Il devient député au Parlement français de 1902 à 1906 et maire de Brienne de 1912 à 1920. Une plaque dans la rue de l’École Militaire signale la maison qu’il habitait lorsqu’il était maire de la ville. La statue était auparavant en bronze et se situait dans l’allée du château. Fondue par les Allemands, elle a été remplacée par ce buste en pierre de Savonnières et se tient sur la place qui porte son nom.

L’histoire de Brienne-Le-Château est intimement liée à celle de la France. La cité, autrefois appelée Brienne-Napoléon est labellisée Ville Impériale.

Ainsi se termina notre visite culturelle. Nous reprenons alors tous nos voitures, direction PINEY, pour la récupération de nos chambres et une bonne douche bien méritée ! 😉

Sur place, nous retrouvons Tim et Stéphane.

Après une pause salvatrice, et un petit tour dans la piscine pour certains, un bon repas nous attendait à l’hôtel où nous avons été très bien accueillis.

Merci à toute l’équipe de l’hôtel LE TARDONE. Les frites locales ont été plus qu’appréciées ! 

Dimanche matin : RV à 8h pour le petit déj. Tous les gogos étaient à l’heure au RV. Bravo et MERCI.

Un petit dej en terrasse que demander de mieux ?

8h45 : restitution des chambres et récupération des paniers pique-nique. Tout le monde était fin prêt pour le départ à 9h00 direction MESNIL SAINT PÈRE.

Au XIIème siècle, Mesnil Saint Père portait le nom de “Magnum Magsnillum” ce qui signifiait, Grand Mesnil par opposition au Petit Mesnil aujourd’hui le Ménilot. En 1187, il devient Maisnillum Sancti. L’origine de mesnil Saint père provient à la fois de “Mansionile” désignant une maison paysanne et de “Saint-Père” déformation de Saint Pierre, alors patron de la paroisse.

Sous la Révolution, Mesnil Saint-Père fut appelé Mesnil sous l’Orient, et a appartenu au canton de Géraudot en 1790 qui était connu pour ses fièvres au cours du mois d’Août, du fait de l’état marécageux du sol.

Mesnil Saint-Père fut célèbre pour ses tuileries qui fournissaient les édifices publics et les belles demeures particulières. Elles furent établies par les Comtes de Champagne. Elles produisaient des tuiles émaillées d’une gamme de couleurs très variées. Elles étaient biseautées afin que le vent n’ait aucune prise et vernissées pour éviter l’envahissement de la mousse et de l’humidité. A Troyes, on peut en admirer sur les toitures de l’église Saint Nizier, de celle de Pont Sainte Marie et de l’Hôtel Marisy

Avant la construction du lac en 1966, il existait encore trois tuileries aujourd’hui englouties sous les eaux. À elles seules, ces industries employaient une soixantaine de personnes.

Il existait également une poterie et une faïencerie. En outre, une voie ferrée, installée dans le centre du village, permettait de transporter du bois de la Forêt d’Orient à la gare de Montiéramey. Les deux locomotives qui assuraient le trafic étaient basées à Mesnil Saint-Père.

Quelques faits : comme toute la région, le village a subi le pillage et l’incendie pendant la campagne de France de 1814 ; une épidémie de choléra ou dysenterie a causé de nombreux décès en 1854 ; en 1870 -71, les Prussiens imposent de lourdes réquisitions et impositions forcées. Le 28 août 1944, le village a payé un dramatique tribu à la libération : 24 jeunes hommes ont été fusillés par les SS. Un monument situé en face du Restaurant l’Orée d’Orient, à l’entrée du bourg rappelle le lieu et le sacrifice des victimes de la barbarie.

Depuis la construction du réservoir Seine, le village s’est complètement transformé. La population sédentaire a diminué à la suite de la disparition d’exploitations agricoles et des tuileries situées dans l’emprise du barrage. Mais il y a de nombreuses résidences secondaires dont les habitants viennent profiter des activités nées autour du lac. Cela a eu pour conséquence une rénovation de l’habitat avec la remise en valeur des pans de bois qui avaient disparu sous des crépis grisâtres. Une population nouvelle est venue s’installer et de nombreuses constructions neuves sont apparues.

Maintenant, Mesnil Saint-Père est surtout connu pour sa plage, son port, son camping et toutes les activités nautiques qui attirent en été, les touristes de la région d’abord, mais aussi du nord-est de la France et même de l’étranger. Baigneurs, amateurs de voile, promeneurs en forêt ont tout pour être satisfaits.

Mais il ne faut pas oublier le village dans son cadre de verdure, paysage traditionnel de la Champagne Humide, que l’on peut découvrir en parcourant le Sentier du Lapin Blanc, au départ de la mairie.

Avec entre autre la superbe Eglise de Saint André : Monument inscrit à l’inventaire des monuments historiques. L’église du 12ème au 16ème siècle, était le lieu des réunions des habitants pour écouter les proclamations et prendre des décision de vie concernant le village. Actuellement l’église est fermée au public pour des raisons de sécurité.

Source : https://mesnil-saint-pere.com/

Pour en revenir au sentier du lapin blanc, nous l'avons emprunté en partie et avons pu découvrir l'église, la mairie et les belles demeures du village ! 😊 Notre parcours faisait 9 km au départ de la base de loisirs que nous avons ensuite rejoint pour la pause pique-nique, non sans avoir au préalable fait un petit tour sur la digue.

La plage de Mesnil-Saint-Père offre une merveilleuse vue sur le lac d'Orient. Cette étendue de sable fin propose de nombreux aménagements afin de passer d'agréables moments (pédalo, beach-volley, aires de jeux, baignade).

Pour nous, ce fut une petite glace ou un petit café en terrasse.

14h15 : rassemblement des troupes direction la forêt de Temple pour retrouver Clément, guide du Parc Naturel de la Forêt d’Orient pour une sortie nature MYTHES ET LEGENDES DE LA FORET D’ORIENT.

Dans l’Aube, les légendes circulent autour de la forêt d’Orient. Mares ensorcelées, portes temporelles, trésors enfouis… Des templiers aux extra-terrestres, le passé se mélange avec le présent dans un joyeux folklore. Et c’est avec beaucoup d’attention et d’humour que nous avons écouté notre guide nous conter toutes ces histoires, sur le sentier des SALAMANDRES.

16h30 : fin de la visite. Il est temps de rejoindre nos voitures et de retourner dans nos contrées après 2 magnifiques journées passées avec cette magnifique tribu qui est la nôtre. On rentre crevés mais ravis de ces moments passés totalement déconnectés et en communion avec la nature ! 😊

 Bises et sourires les Gogos. A bientôt pour de nouvelles aventures. ♥

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