Hier, dimanche 3 septembre, 27 gogos + 2 invités s’étaient donnés RV à Ecrouves pour notre randonnée de rentrée.

Sur le départ : Jeanne, Christian, Gérard, Betty, Catherine, Alain, Brigitte, Claudine, Colette, Elisa, Nunzia, Patricia 1, Didier, Marie-Carmen, Jean-Michel, Roland, Martine, Isabelle 1, Christine, Simone, Denis, Bernadette, Guy, Gisèle, Dominique, Valère, Magalie et nos 2 invités Anne-Marie et Laurent que nous avons eu plaisir à rencontrer.

Didier nous avait concocté un parcours aux petits oignons. 😊 Nous sommes partis de l’église d’Ecrouves Grandménil et avons emprunté la lisière du bois de Mortemoselle pour rejoindre le val des Nonnes. A midi, un bel endroit pour pique-niquer, non loin de l’ancien fort de Bruley. Nous y avons rencontré des randonneurs de Seine et Marne venus profiter des chemins de randonnée lorrains et visiter la région. A 10 km du départ, nous avions laissé une voiture (à Pagney derrière Barine) pour les personnes souhaitant s’arrêter là. 2 gogos s’arrêtèrent tandis que les autres poursuivirent leur chemin en direction d’Ecrouves.

A Ecrouves centre, une pause s’imposa pour découvrir la belle église romane. Un peu d'histoire...

Ecrouves, autrefois ...

Il y a bien des années de cela, Ecrouves était encore un des villages les plus importants du vignoble Toulois. Si l’année avait été bonne, si une gelée prématurée n’avait pas dépouillé les arbres de leur feuillage et les ceps de leurs fruits, les vendangeurs pouvaient alors, au cœur de l’automne, disputer aux oiseaux, aux mouches ou aux guêpes, les lourdes grappes de raisin noir. C’était avant que le phylloxéra ne vienne détruire une des principales richesses du Toulois. Le temps est fini où les gars du village écrabouillaient à pleines mains les grappes juteuses sur le visage des filles ! Les vieux vignerons cassés en deux par la besogne et sous le poids des lourdes terres qu’ils devaient inlassablement chaque année remonter dans les hottes, sur leurs dos, au haut de la colline, ont eux aussi disparu. Ils sont maintenant retournés à cette terre qu’ils avaient sans cesse brisée, travaillée, bêchée, binée, retournée.

Leurs pauvres instruments sont allés, avec d’autres, rejoindre dans les écomusées d’Hannonville-sous-les-Côtes ou de Bruley, ceux que la piété populaire a bien voulu nous conserver.

A Ecrouves comme ailleurs, au bas des pentes, les hommes ont remplacé la vigne par les mirabelliers. En haut de la côte, la forêt a pris la place qu’elle avait cédé au vignoble. Le village ne bruisse plus au rythme du travail de la société viticole. Au sommet de la côte, la vigne a été repoussée pour laisser la place aux forts qui ne sont plus maintenant que des ruines, vestiges d’un art militaire imposé à la France pour assurer la défense de son territoire après la défaite de 1870.

Du sommet de cette côte d’où le regard embrasse un vaste panorama, on peut se rendre compte à quel point la vallée a changé.

Tout autour de Toul, la ville et les industries ont mangé la terre. Les anciens remparts de Toul disparaissent derrière les murs des habitations. L’Ingressin et la Moselle eux aussi, n’ont pas échappé à ce désir frénétique des hommes à vouloir partout remettre en ordre la nature, ils ont été canalisés et la plaine ne leur appartient plus. (inspiré d’un texte de Paul Robaux, " Images de Meurthe-et-Moselle ")

L’Eglise Notre Dame d’Ecrouves

 

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L’église d’Ecrouves a été classée "Monument Historique" le 26 décembre 1883. Son clocher du XIIe siècle, sa nef remaniée au XIIIe et au XIVe siècles sont en bon état de conservation et en font un édifice intéressant.

Son intérêt est double. Selon la tradition populaire elle fut, dès le Xe siècle, un lieu de pèlerinage réputé pour la guérison des écrouelles. Le second intérêt de l’église, plus tardif, est son caractère d’église fortifiée. En effet, au XIVe siècle, d’église de pèlerinage, elle se transforma en lieu de refuge pour les habitants.

ARCHITECTURE EXTERIEURE :

Il faut admirer les modillons supportant la corniche de l’abside et la corniche bourguignonne ornant les rampants du pignon de la façade ouest, ainsi que le clocher ; il représente le type caractéristique du clocher roman lorrain avec ses baies géminées et ses niveaux séparés par des cordons de billettes. Il faut noter également la différence d’appareil entre le clocher, le bas et le haut des murs extérieurs.

Sources : http://www.ecrouves.fr/Historique-et-patrimoine

Nous n’avons malheureusement pas pu visiter l’intérieur de l’église car elle était fermée mais Jean-Michel, féru d’histoire, nous donna de nombreuses explications. La scrofule ou les écrouelles d’où vient le nom d’ECROUVES et de ses habitants les SCROFULIENS vient d’une maladie provoquée par des troubles nutritifs, qui provoque une inflammation des ganglions lymphatiques et prédispose à la tuberculose.

Après cette pause studieuse, nous avons repris notre parcours en direction de Grandménil. 13 km au total effectués dans la bonne humeur, avec de magnifiques paysages. Après le brouillard matinal, le soleil fut vite son apparition pour nous accompagner tout au long de notre trajet !

Les gogos qui ne s’étaient pas vu depuis le mois de juin pour certains, étaient contents de se retrouver. Le bronzage de certains nous laissant rêveurs.

Arrivée sur le parking initial, nous nous sommes rassemblés comme chaque année, pour effectuer le vote pour RANDOMAI 2018.

4 associations avaient été proposées cette année par les adhérents : les DSPV, Sa vie en SLO, Les Blouses Roses et Rafael Lorraine.

Dominique fit le dépouillement sous le contrôle de Didier. Magalie compta les voix et vérifia les pouvoirs.

  • 3 voix pour les Blouses Roses que nous avions eu le plaisir de soutenir lors d’une de nos précédentes éditions.
  • 6 voix pour Rafael Lorraine
  • 8 voix pour Sa vie en SLO
  • 15 voix pour les DSPV (Du Sport Plein la Vue)

La présidente a contacté les DSPV pour leur annoncer la bonne nouvelle. Les 3 autres associations tout aussi méritantes, pourront à nouveau être soumises au vote en 2018 pour RandoMai 2019.

Prochain RV le 1er octobre pour la randonnée « sur les traces des Marcaires », suivie du 15 octobre pour notre randonnée à AINGEREY. 😊